Le soleil d’Elissa

 

couverture du roman le soleil d'Elissa
Quatrième de couverture
Nous suivons cette fois le cheminement rebelle d’une femme, Elissa, entrevue, mais à peine, dans Les cendres de Persépolis.
Au fond le cadre en est secondaire, même si le quotidien, à Carthage puis dans le centre de ce qui sera plus tard nommé la Gaule, est évoqué à la lumière des connaissances archéologiques modernes et de l’analyse critique des auteurs antiques. Le choix délibéré de ce genre littéraire particulier qu’est le roman historique permet d’approcher le caractère universel de vies finalement très proches des nôtres, de personnages attachants parce que porteurs d’un message humaniste. Et l’on y trouvera comme un message d’encouragement à toutes les femmes refusant d’être soumises.
Car Elissa doit lutter chaque jour. Oh, rien de spectaculaire en fait de combat, plutôt l’utilisation des seules armes qui lui restent dans ce monde taillé par et pour les hommes. C’est tout au moins de cette façon qu’elle va protéger, d’année en année, sa dignité. Mais être amante de hasard, être mère, refuser l’humiliation quoi qu’il arrive, cela donne-t-il assez d’importance au fil des ans ?
La chance, ou, peut-être, une décision même inconsciente, peuvent déchirer cette trame et l’ouvrir sur un destin.
Il faut savoir tirer parti de l’imprévu, d’un accident si peu accidentel :
Aujourd’hui il me faut décider, seule, ce que je veux faire de ma vie.
Ce sera un nouveau voyage, une nouvelle existence dans laquelle elle se lance, toutes amarres rompues. Parce qu’elle a trouvé sa vraie place, liée à un homme venu de loin, qu’elle va suivre et avec lequel elle veut tout partager.
Mieux : elle va le pousser, dans cet univers si différent où pourtant elle est enfin « chez elle », à devenir celui qui guide les autres. Et, sans l’avoir cherché, deviendra femme de pouvoir par personne interposée.
Des années heureuses, au terme desquelles si le malheur, toujours injuste, vient frapper, Elissa surmontera cette nouvelle épreuve, trouvant dans l’acceptation sereine la plus belle des victoires :
J’ai quitté le pire. Rien n’est plus lourd à porter que la haine. Je n’ai plus de haine.
L’idée de départ, et la construction du roman
 
Le destin d'une femme
 
Presque "par hasard" apparaît, vers la fin du roman précédent Les cendres de Persépolis, une jeune femme dont on devine le tempérament rebelle et la forte personnalité.
Et cette femme, précisément, il me fallait raconter sa vie.
Encore un personnage qui frappe à la porte, selon l'expression de Fabienne Juhel, mais que j'ai laissé attendre avant de lui ouvrir mes pages car il avait besoin de mûrir en moi. Précisément parce qu'elle est riche d'une personnalité indomptable, parfois complexe et contradictoire (elle porte un peu de chacune des femmes de mes livres précédents, de Nausicaa  à Laetitia dans les nouvelles de "La dernière escale", d'Aetia à Natiri dans les deux premiers tomes de la trilogie ...)
Ce roman est bien celui d'Elissa, même si nous y voyions Basiléios céder à ses démons, même si un nouvel espoir se lève en la personne d'Abtanis.  J'allai dire "peu importent les lieux", mais ce n'est pas tout à fait vrai car le hasard a servi Elissa : dans le monde grec, par exemple, aurait-elle pu acquérir l'autonomie permise par la place des femmes dans la société marchande de Carthage, et par la reconnaissance de leurs droits dans le monde celte ?

Quelques avis de lecteurs pour Le soleil d'Elissa (extraits)

Patricia, organisatrice de spectacles :

Très belle construction de récit et de personnages, surtout celui d'Elissa. Beaucoup de finesse aussi dans la deuxième partie avec notamment les dernières pages sur la vie d'Elissa. Leur beauté rejoint celle de la couverture et du titre.

Jean-Louis Brunaux, historien et archéologue spécialiste de la civilisation celte au CNRS :

Enfin une description de la Gaule qui ne soit ni une caricature ni une gravure défraîchie. A plusieurs reprises, j'ai eu le sentiment de lire des propos qui m'étaient familiers. Mais vous avez su avec brio faire de vos connaissances livresques des éléments authentiques dans vos descriptions.

Gérard Gorsse, chanteur :

Robert Blondel sait nous faire voyager dans le temps, s'appuyant sur les détails historiques pour nous offrir des personnages hauts en couleurs dans des épopées romanesques, le tout rendant la lecture captivante et nous faisant entrer dans le rêve.
 

Echos dans la presse pour Le soleil d'Elissa

Presse culturelle départementale

dans Le CRI de l’ORMEAU, l’écho de la culture en Côtes d’Armor
N° 156, juin 2014

Troisième volet de la trilogie du Silence des Dieux, après Zotos l’Athénien et Les Cendres de Persépolis, l’écrivain helléniste binicais Robert Blondel nous propose maintenant cette histoire qui peut néanmoins se lire indépendamment des précédents.

Si on lit distraitement, on pourrait ne voir en Elissa qu’une femme qui a eu deux maris successifs, guerriers acharnés qui n’apparaissent que parfois entre deux batailles, qui élève ses enfants et fait l’amour quand l’occasion se présente avec une sensualité exacerbée.

Mais en réalité Elissa est une rebelle, battante, féministe, autonome, stratège, dominatrice, paradoxale. Elle est très belle, et elle le sait.

Exceptionnels comme elle-même et ses héroïques compagnons, elle n’engendre bien sûr que des enfants exceptionnels, un fils qui deviendra druide surdoué et une fille qui sera princesse adulée. Partant de Phénicie, l’aventure d’Elissa nous fait séjourner des années à Carthage avec Basiléios (petit-fils de Zotos), puis en Gaule avec Atrixtos.

On admire particulièrement la précision des détails historiques, la description des mœurs, que l’on sent parfaitement documentés et véridiques, même si l’on ne connaît pas vraiment soi-même l’Histoire de cette Antiquité.

Auteur : Patrice Verdure

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